Partager l'article ! 2009 12 - Spiritualité de la communion fraternelle ...: Spiritualité de la communion fraternelle « ...la trois ...
La Fraternité Saint-Nicolas asbl
Place Saint-Nicolas 28 à 1120 Bruxelles (Neder-over-Heembeek)
Spiritualité de la communion fraternelle
« ...la troisième étape post-conciliaire va nous conduire vers ce qui s’appelle le renouveau mystique et communautaire...un nouveau renouveau continu…Tous en Eglise, nous allons commencer à goûter comme jamais auparavant cette union mystique de plus en plus intime avec Dieu et nous allons vouloir de plus en plus en partager les bienfaits et les joies en chrétienté, à la grandeur de l’Eglise... » Mgr Matthieu Ancien secrétaire général de l’Episcopat du canada
…Nous avons besoin de plus petites communautés, de lieux discrets, de maison de foi et de prière. Des lieux où on peut sans cesse redécouvrir la richesse de la Parole de Dieu, où l’on prie ensemble et où on partage. C’est peut-être là, que dans le silence, on travaille le plus à l’avenir de l’Eglise ». Mgr de Kesel –Paroisses et Unitéscomm pastorales-08.04.05
« Il est nécessaire de rappeler à tous que la communion fraternelle en tant que telle est déjà un apostolat, c’est à dire qu’elle contribue directement à l’œuvre de l’Evangélisation. Le signe par excellence laissé par le Seigneur est celui de la fraternité vécue : « à ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13,35).En même temps qu’Il a donné à ses disciples la mission de prêcher l’Evangile à toute créature (cfr Mt 28, 19-20), le Seigneur les a envoyés pour vivre unis, « afin que le monde croie » que Jésus est l’Envoyé du Père auquel on doit donner le plein assentiment de la Foi ( cfr Jn 17,21). Le signe de la fraternité est donc de très grande importance, parce qu’il montre l’origine divine du message chrétien et qu’il possède la force d’ouvrir les chrétiens à la foi. C’est pourquoi, toute la fécondité de la vie « religieuse » dépend de la qualité de la vie fraternelle menée en commun. ..
La communauté devient une école où on apprend à aimer Dieu, à aimer les frères et les sœurs avec lesquels on vit , à aimer l’humanité qui a besoin de la miséricorde de Dieu et de la solidarité fraternelle…
L’amour de Dieu veut envahir le monde : la communion fraternelle devient missionnaire de cet amour et signe prophétique de sa force unifiante. »
Jean-Paul II- La vie fraternelle en commun.
L’aspect théologique et pastoral et l’aspect pratique ne peuvent être dissociés si l’on veut accéder au mystère de communion dont la paroisse est appelée à être toujours davantage le signe et l’instrument de mise en œuvre. L’Evangéliste Luc, dans les Actes des Apôtres, indique les critères essentiels pour une juste compréhension de la nature de la communauté chrétienne, et donc ensuite de toute paroisse, lorsqu’il décrit la première communauté de Jérusalem, assidue à l’écoute des enseignements des Apôtres, à l’union fraternelle, à la « fraction du pain et aux prières », une communauté accueillante et solidaire au point de mettre tout en commun. (Ac 2,42 ;4,32-35).
La paroisse peut revivre cette expérience et croître dans l’entente et dans la cohésion fraternelle si elle prie sans cesse et si elle demeure à l’écoute de la parole de Dieu et surtout, si elle participe avec foi à la célébration de l’Eucharistie présidée par le curé. Le bien-aimé Jean-Paul II écrivait à ce propos dans sa dernière lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia : « la paroisse est une communauté de baptisés qui expriment et consolident leur identité surtout à travers la célébration du sacrifice eucharistique »n32). Le renouveau souhaité de la paroisse ne peut pas, par conséquent naître uniquement d’initiatives pastorales, même si elles sont utiles et opportunes, ni encore moins de programmes élaborés de façon uniquement théorique. En s’inspirant du modèle apostolique, comme il apparaît dans les Actes des Apôtres, la paroisse « se retrouve » elle-même dans la rencontre avec le Christ, en particulier dans l’Eucharistie. Nourrie du pain eucharistique, elle croît dans la communion catholique, elle avance en pleine fidélité au Magistère et elle est toujours attentive à accueillir et à discerner les divers charismes que le Seigneur suscite dans le Peuple de Dieu. C’est de l’union constante avec le Christ que la paroisse tire sa vigueur pour s’engager ensuite sans trêve au service de ses frères, en particulier les plus pauvres, pour lesquels elle représente de fait la première référence ».
Benoit XVI-discours aux participants à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs*. 22 septembre 2006. *réunis sous le thème : « la paroisse retrouvée. Parcours de renouveau »
« ... Il est important aujourd’hui que se créent un peu partout des lieux-source, des lieux de convivialité plus proches, à taille humaine, où la parole circule, où l’on met en commun ses expériences de vie. Lieux chaleureux où l’on peut découvrir un itinéraire spirituel qui fait vivre et une entraide fraternelle. Nous avons besoin de réseaux de relations où l’Evangile retentisse comme parole de vie, où l’on fait halte pour refaire ses forces et reprendre la marche. Ces espaces ne sont surtout pas des lieux de repli. Ce sont des lieux d’où l’on repart avec enthousiasme pour rencontrer l’autre et vivre d’authentiques solidarités. »Mgr Lanneau évêque( (Bruxelles)